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Printemps 2012

Mot de la présidente












Maintenir la qualité de nos services par des pratiques professionnelles et  commerciales responsables

 

Pendant que le comité d'experts sur le secteur oculo-visuel siège à l'Office des professions, le Conseil d'administration de l’Ordre a tenu parallèlement une fin de semaine de réflexion sur les enjeux auxquels est confrontée l’optométrie.

 

Cela nous aura permis de mieux jauger certaines problématiques et d’identifier les solutions possibles, aussi bien en ce qui concerne l’organisation et le fonctionnement de l’Ordre que la pratique en cabinet.

 

En ce qui concerne l’Ordre, hormis l’adoption de différentes politiques liées à la gouvernance, un projet de règlement visant la réorganisation de la carte électorale en prévision des élections du printemps 2013 a aussi été adopté. Ainsi les administrateurs souhaitent une meilleure représentation territoriale afin que tous les secteurs du Québec aient une voix quant aux décisions importantes qui s’annoncent pour l’Ordre (voir l’article : « Révision de la carte électorale pour les postes d’administrateurs élus à l’Ordre »).

 

Plusieurs discussions ont eu lieu et opinions ont été exprimées. Le constat était bien sûr unanime : notre domaine est en pleine évolution, pour ne pas dire révolution.

 

Il est évident que de nouveaux joueurs du commerce au détail, sans compter les revendeurs Internet, ayant envahi notre domaine, un impact certain sur les pratiques commerciales dans les cabinets a été ressenti. 

 

Certains changements sont positifs pour le consommateur, d'autres moins. Une des principales préoccupations soulevées fut l'importance pour l'Ordre d'intervenir face à certaines pratiques qui pourraient avoir leur place dans un milieu strictement commercial de vente au détail, mais qui détonnent dans un contexte de pratiques professionnelles liées à la santé de la population. Le souci de répondre aux véritables besoins des patients, non seulement lors des examens, mais particulièrement en dispensation, doit rester la priorité de chacun de nos membres.

 

Bien sûr les lunettes et lentilles cornéennes ne sont pas des biens de consommation ordinaires, il faut alors agir en conséquence sinon où sera la différenciation entre les services d'un professionnel et d'un vendeur de produit de mode.

 

Un sondage CROP fait pour le compte du Conseil Interprofessionnel du Québec auprès de la population sur différentes questions concernant les ordres professionnels a, par ailleurs, confirmé la reconnaissance de l’optométriste en première ligne. Celui-ci venait en quatrième position à la question « Avez-vous consulté un membre d'un ordre professionnel au cours des 2 dernières années » et ce, juste après le médecin, pharmacien et dentiste et juste avant l’infirmière.

 

Il faut en être fier, mais aussi rester digne de la confiance du public. L’Ordre s’y engage et vous demande de faire de même en maintenant des services de qualité par des pratiques professionnelles et commerciales responsables. 

 

Dre Lise-Anne Chassé, optométriste
Présidente