Conditions à satisfaire

Pour être reconnu équivalent, un diplôme en optométrie délivré hors du Québec doit attester que son titulaire a un niveau de connaissance équivalent à celui du titulaire d’un diplôme québécois prévu par règlement.

 

Outre le cas particulier des diplômés d’une institution accréditée par l’Accreditation Council on Optometric Education, la personne qui est titulaire d’un diplôme en optométrie délivré par un établissement d’enseignement situé hors du Québec bénéficie d’une équivalence de diplôme si elle a obtenu ce diplôme au terme d’études universitaires comportant l’équivalent de 197 crédits. De ces crédits, 169 doivent être répartis de la façon suivante :

 

  1. 50 crédits en sciences biologiques et biomédicales devant notamment porter sur l’anatomie humaine et oculaire, l’histologie générale et oculaire, la physiologie générale et oculaire, la pharmacologie générale et oculaire, la pathologie générale et oculaire ainsi que la microbiologie;
  2. 16 crédits en optique devant notamment porter sur l’optique géométrique, physique et ophtalmique;
  3. 15 crédits en sciences de la vision;
  4. 52 crédits en sciences optométriques devant notamment porter sur l’optométrie générale, l’orthoptique, les lentilles cornéennes ainsi que la basse vision;
  5. 36 crédits obtenus à la suite d’un stage de formation clinique devant notamment être effectué en optométrie générale, en orthoptique, en lentilles cornéennes ainsi qu’en basse vision.
  6. 1 crédit obtenu pour la préparation et la participation à un examen synthèse.

 

Chacun des crédits représente 15 heures de présence à un cours ou 45 heures effectuées dans le cadre d’une période de stage. Si le diplôme a été obtenu trois ans ou plus avant la demande d’équivalence, celle-ci sera refusée si les connaissances acquises ne correspondent plus au contenu actuel des programmes d’études.

 

Le candidat dont le diplôme ne peut être reconnu équivalent peut obtenir la reconnaissance de l’équivalence de sa formation s’il démontre que sa formation lui a permis d’acquérir des connaissances et des habiletés équivalentes à celles acquises par le titulaire d’un diplôme québécois prévu par règlement.

 

Pour évaluer l’équivalence de formation, l’Ordre tient compte du nombre d’années de scolarité, des cours suivis (crédits et résultats obtenus), des diplômes obtenus, des stages et autres activités de formation ainsi que de l’expérience pertinente de travail. À cette fin, le comité peut demander au candidat de se présenter à une entrevue, réussir un examen ou effectuer un stage. Ainsi, selon les diplômes et la formation détenue par le candidat, celui-ci peut se voir proposer de se soumettre à un test de classement, dont les résultats permettront au comité de faire une recommandation sur la reconnaissance d’équivalence demandée.